Comment faire une clôture pour chèvre : le bon choix des matériaux

comment faire une cloture pour chevre
Sommaire

En bref : 

  • matériaux adaptés : choisir grillage noué ou panneaux rigides selon troupeau, comportement et nature du terrain pour assurer la longévité.
  • electrification utile : compléter par fils visibles, assurer une bonne mise à la terre et choisir un électrificateur adapté selon longueur.
  • antifouissage et entretien : enterrer plinthe, renforcer angles et poteaux, contrôler tension, isolateurs et débroussailler pour éviter dégâts régulièrement.

Les chèvres sont des animaux curieux et agiles qui testent immédiatement toute faiblesse d’une clôture. Une installation mal conçue entraîne des échappées fréquentes, des dégâts aux cultures voisines et du stress pour l’éleveur. Pour savoir comment faire une cloture pour chevre efficace, il faut d’abord choisir son grillage métallique avec soin, en privilégiant des mailles serrées et robustes. Ce guide détaille les matériaux, les méthodes de pose, les solutions anti-fouissement et la maintenance pour garantir une clôture fiable sur le long terme, tout en tenant compte du coût et de la facilité d’entretien.

Choisir le matériau adapté au troupeau

Le choix du matériau dépend de la taille du troupeau, du comportement des animaux et du type de terrain. Pour les chèvres laitières ou un pâturage intensif, le grillage noué galvanisé offre une excellente résistance et une maille serrée qui empêche les cabris de passer. Les panneaux rigides conviennent aux installations permanentes, mais pour une esthétique rustique, une clôture en bois peut aussi être envisagée. Pour installer la clôture, il faut prévoir les bons matériaux et montage afin de garantir la solidité de la structure.

Il est essentiel de suivre une méthode étape par étape pour réussir sa clôture pour chèvres. Le grillage soudé est économique et suffisant pour des chèvres naines ou des enclos petits et bien surveillés, à condition de bien ancrer les poteaux pour résister à la pression des animaux. Une pose rigoureuse évite les déformations du grillage sous l’effet des frottements répétés du troupeau.

Clôture électrique : complément efficace

Une clôture électrique n’a pas besoin d’être physiquement infranchissable pour être efficace : la décharge dissuade les animaux curieux. Ce type de clôture peut être utilisé seul ou en complément d’un grillage à mouton pour renforcer la sécurité. Pour une solution permanente, une clôture solide avec 4 à 6 fils espacés verticalement est idéale ; pour une solution mobile, 2 à 3 fils suffisent souvent.

L’efficacité repose sur une bonne mise à la terre, des isolateurs de qualité et un électrificateur adapté à la longueur et à la végétation. Pensez également à installer une protection contre la foudre pour préserver votre matériel électrique. Utiliser du ruban ou du fil haute visibilité aide les chèvres à reconnaître la barrière, réduisant ainsi les risques de contact accidentel avec le fil sous tension.

Prévenir le fouissage et le passage par le bas

Le point faible le plus fréquent est le bas de la clôture : les chèvres grattent et cherchent à ramper sous le grillage. Pour empêcher les chèvres de s’échapper, installer une plinthe enterrée de 20 à 30 cm, une lisse bétonnée ou un grillage serré maintenu par des piquets évite ces tentatives. Dans les sols meubles, renforcer les poteaux d’angle avec des ancrages métalliques pour empêcher le renversement, une précaution d’autant plus nécessaire si vous utilisez une clôture mobile moins ancrée au sol.

Une bordure en roche ou en dalle peut aussi dissuader le fouissage. Si vous optez pour une barrière électrique, l’utilisation d’un électrificateur puissant est indispensable pour maintenir une tension de sortie constante malgré les frottements des animaux. Cette rigueur dans l’installation au sol complète parfaitement les dispositifs de sécurité aériens pour garantir l’étanchéité totale de votre enclos face à l’agilité naturelle des caprins.

Pose : étapes pratiques et outils nécessaires

Planifier le tracé en évitant les angles trop ouverts et en positionnant les portails aux endroits pratiques. Outils à prévoir : tarière ou pelle, niveau, tendeur, fil de guidage, coupe-boulons, serre-câbles. Pour choisir la bonne clôture, privilégiez l’acier galvanisé pour sa durabilité face aux intempéries. Installer d’abord les poteaux d’angle, bétonner si nécessaire, puis tendre le grillage soudé ou poser les panneaux en sections.

Contrôler la verticalité et la tension tous les 10 à 15 mètres à l’aide d’un fil de clôture de guidage. Prévoir 3 à 6 heures pour poser 20 mètres selon le type de matériel et la nature du sol. Une planification rigoureuse du tracé garantit non seulement la solidité de l’ouvrage, mais facilite également l’entretien futur des abords de l’enclos.

Distances et hauteurs recommandées

Pour des chèvres adultes, une hauteur de clôture minimale de 1,20 m est généralement suffisante, mais si les animaux sont très sautillants ou s’il y a des chiens de chasse à proximité, viser 1,40 m constitue la clôture idéale. Espacer les poteaux intermédiaires de 2 à 3 mètres pour le grillage souple, et jusqu’à 3,5 m pour des panneaux rigides, en veillant à utiliser des poteaux solides pour maintenir la structure.

Placer un fil bas ou une plinthe pour empêcher les cabris de passer sous la clôture pour vos chèvres. Enfin, lors de votre planification, mesurez précisément la longueur totale du périmètre pour commander la quantité exacte de matériaux nécessaires et éviter les raccords fragiles.

Entretien annuel et sécurité

Programmer une inspection au moins une fois par an : vérifier la tension, remplacer les isolateurs cassés, traiter la corrosion sur les poteaux métalliques et débroussailler le long de la clôture pour éviter les fuites de courant électrique. Si vous décidez d’installer une clôture électrique, assurez-vous de choisir un électrificateur de clôture adapté à la végétation environnante pour maintenir une puissance constante.

L’efficacité du système repose sur une mise à la terre impeccable, sans laquelle l’animal ne recevra pas la décharge électrique dissuasive en cas de contact. Installez un testeur de clôture et des panneaux d’avertissement réglementaires. Enfin, fermer les portails avec des attaches robustes et vérifier les charnières pour éviter les ouvertures involontaires dues à la curiosité naturelle des chèvres.

Coût indicatif et longévité

Matériau Coût indicatif par 20 m Durée de vie estimée
Grillage noué galvanisé 250–600 € 15–25 ans
Panneaux rigides 300–700 € 20–30 ans
Grillage soudé 150–400 € 10–15 ans
Clôture électrique (kit) 50–400 € 5–15 ans (selon composantes)

Comparer le coût initial et le coût d’entretien sur dix ans : un matériau plus cher à l’achat peut s’avérer rentable s’il réduit les réparations et les fuites.

Conseils pratiques et sécurité des animaux

Ne pas surélectrifier : une décharge suffisante pour dissuader est préférable à une tension dangereuse. Préférer des fils visibles ou marquer le ruban pour réduire les contacts accidentels, car une bonne protection passe avant tout par la prévention visuelle. En cas d’installation à proximité de voies publiques, respecter la réglementation locale et signaler la présence d’une clôture électrique. Enfin, adapter la clôture aux comportements spécifiques de votre troupeau : certaines chèvres apprennent vite et nécessitent des renforts supplémentaires au niveau des angles et des portails.

Une clôture efficace pour chèvres combine robustesse mécanique, dispositifs anti-fouissement et, si besoin, une électrification bien mise à la terre. Un avantage majeur de cette approche est la tranquillité d’esprit qu’elle procure. Planifier la pose, choisir des matériaux galvanisés, entretenir annuellement et prévoir des renforts aux angles garantissent la sécurité des animaux. Avec une bonne conception, le coût initial de votre clôture électrique est rapidement amorti par la réduction des incidents et la longévité de l’installation.

Foire aux questions pour comment faire une cloture pour chevre

Quelle est la meilleure clôture pour les chèvres ?

Je me souviens de la première fois que j’ai essayé d’enfermer des chèvres, la plus petite s’est faufilée entre deux pales, mémorable. Pour les grands pâturages, opter pour du grillage à mouton à mailles progressives, solide et dissuasif, marche bien, quand l’espace est petit, des panneaux rigides rendent la vie plus simple et propre. Pour les naines, viser 1,00 à 1,20 m, et pour les races laitières ou alpines, prévoir au minimum 1,50 m, sinon on court après le troupeau. Testé, ajusté, et puis on refait si besoin, Et ne pas négliger la solidité des piquets.

Quel type de clôture convient le mieux aux chèvres ?

Chez moi, la chèvre adore venir se frotter contre tout ce qui tient debout, la barrière devient son spa improvisé, on rit et on serre les dents. Mieux vaut éviter les mailles larges où elle peut glisser la tête, et préférer des grillages et treillis métallique bien tendus, ou des panneaux rigides quand on veut paix et solidité. Les surfaces verticales renforcent l’usage comme grattoir, donc attention aux piqures et à la rouille. Renforcer les poteaux, vérifier les attaches, et ajouter une lisse si besoin, petites attentions qui font toute la différence au quotidien. Et surtout, prévoir des portillons sécurisés.

Quelle hauteur de clôture pour un chèvre ?

Une fois, une alpine a tenté l’ascension du muret, joli souvenir mais stressant, depuis la hauteur c’est devenu obsession. En règle générale, viser au minimum 1,50 m pour les chèvres, surtout les races laitières ou alpines, pour éviter qu’elles se coincent ou ne franchissent. Pour les chèvres naines, 1,00 à 1,20 m suffit souvent, à condition que le grillage soit serré et bien tendu. Peu importe la hauteur, la réussite tient aux poteaux bien ancrés, à la tension régulière, et à l’entretien, testé et approuvé lors de galères du week, end. Pensez aussi aux renforts bas pour empêcher raclement immédiat.

Quel est le moins cher pour faire une clôture ?

Quand le budget serre, on devient créatif, projet économie mais pas forcément misère. La clôture grillagée reste indiscutablement l’un des choix les moins chers sur le marché, facile à poser en banderoles sur poteaux, et souvent récupérable après. Le treillis soudé, le grillage à mouton, sont des options abordables, attention cependant aux finitions, aux tensions et à la protection contre la corrosion. Pour éviter des frais cachés, renforcer les poteaux dès le départ, prévoir une main d’oeuvre amiable, et accepter quelques bidouilles est souvent plus rentable qu’une solution clé en main coûteuse, Bref, le grillage, simple et économique si entretenu.
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Ines Dugomez

Passionnée par l'architecture et l'aménagement intérieur, Inès Dugomez partage son expertise et ses conseils pour aider ses lecteurs à donner vie à leurs projets de maison. Spécialisée en décoration, travaux et conseils pratiques, elle offre des solutions créatives pour sublimer chaque espace tout en tenant compte des contraintes techniques et esthétiques. À travers son blog, Inès accompagne ses lecteurs à chaque étape, de la conception à la réalisation, pour transformer leur maison en un véritable lieu de vie.

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