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Radiateurs en fonte : les cinq erreurs que font presque tous les propriétaires
Radiateurs en fonte : les cinq erreurs que font presque tous les propriétaires
Radiateurs en fonte : les cinq erreurs que font presque tous les propriétaires

Radiateurs en fonte : les cinq erreurs que font presque tous les propriétaires

Les radiateurs en fonte ont une qualité qui joue contre eux : ils sont tellement solides qu’on finit par les maltraiter sans s’en rendre compte. Repeints à la va-vite, décapés au mauvais produit, jetés parce qu’ils chauffent moins, ou tout simplement oubliés jusqu’au premier coup de froid, ils encaissent tout sans se plaindre. Voici les cinq erreurs les plus fréquentes, et ce qu’il faut faire à la place pour leur rendre justice.

Rouge, orange, vert, crème : des radiateurs en fonte restaurés et repeints, prêts à être livrés.

Les erreurs de peinture

1. Repeindre par-dessus les anciennes couches

C’est la tentation du week-end : un pot de peinture pour radiateur, un pinceau, et le tour est joué. Sauf que la nouvelle couche vient se poser sur dix autres, souvent au plomb sur les modèles anciens, mal accrochées et déjà fissurées. Résultat dans l’année : cloques, écaillage, et un radiateur encore plus épais qu’avant. Sur un modèle fleuri, chaque couche supplémentaire noie un peu plus les reliefs. Une peinture ne tient que sur de la fonte nue, et la fonte nue ne s’obtient qu’avec un décapage complet, en atelier.

2. Décaper soi-même au décapeur thermique ou au disque

L’erreur inverse, plus dangereuse. Le décapeur thermique chauffe les vieilles peintures au plomb et libère des vapeurs toxiques dans la pièce ; la meuleuse ou la brosse métallique projettent des poussières de plomb partout et rayent la fonte sans jamais atteindre les creux des motifs. Quant aux décapants chimiques en gel, ils demandent des dizaines d’applications sur un radiateur de dix éléments et laissent des résidus dans les interstices. Le décapage d’un radiateur en fonte se fait avec un équipement de récupération des déchets : ce n’est pas un travail de particulier.

Les erreurs de jugement

3. Le jeter parce qu’il chauffe mal

Un radiateur en fonte qui chauffe moins qu’avant, ou qui reste froid en bas, n’est presque jamais mort. Dans la grande majorité des cas, il est simplement emboué : des décennies de circulation d’eau ont déposé à l’intérieur une boue qui bloque la circulation. Un désembouage en atelier lui rend toute sa puissance. Même un radiateur qui fuit se répare : le joint entre deux éléments se remplace, et un élément percé se change. Avant de le porter à la déchetterie, demandez un avis : la fonte de qualité ne se fabrique plus au même prix.

4. Choisir la couleur par défaut

Blanc, parce que c’était blanc. C’est le réflexe, et c’est souvent dommage. Un radiateur en fonte restauré est un objet à part entière, et sa teinte se choisit comme celle d’un meuble : un gris anthracite ou un noir mat pour souligner les reliefs d’un modèle fleuri, un ton pierre ou lin pour le fondre dans un mur clair, une couleur franche pour en faire un point fort de la pièce. La peinture se fait en atelier dans toute la gamme RAL, le choix est donc illimité. Prenez le temps de poser des échantillons au mur avant de décider, et pensez à la lumière de la pièce : un radiateur sous une fenêtre est vu à contre-jour la moitié de la journée.

L’erreur de calendrier

5. Attendre octobre pour s’en occuper

Dernière erreur, la plus courante : y penser quand le froid arrive. Les ateliers de rénovation de radiateurs en fonte ont leur haute saison à l’automne, et les délais s’allongent alors jusqu’à huit semaines. Au printemps et en été, le radiateur part sans que personne ne manque de chauffage et revient avant la première flambée. Chez AS Décapage, atelier spécialisé qui prend en charge les modèles classiques, lisses et fleuris, de l’enlèvement à la livraison, le conseil est toujours le même : anticipez d’une saison, et vous passerez l’hiver avec des radiateurs comme neufs.

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