Le labyrinthe d'Argelaguer revisité

Rappel: Josep avait construit une oeuvre d'art, de land art, et cela lui avait pris 20 années. Mais le gouvernement de Catalogne avait décidé d'agrandir la route qui passait à côté. Une mobilisation internationale n'avait pas réussi à le faire reculer et Josep s'était résolu à démonter son oeuvre. C'était en début des années 2000. Pour ma part, je n'étais pas revenu dans la région et dans mon esprit, cette construction fantastique n'existait plus.

Restait une petite interrogation: comment quelques semaines de démontage avaient pu effacer 20 ans de travail? D'autre part, des informations pouvaient laisser penser que Josep avait repris des constructions. Bref, des impressions contradictoires.`

J'ai donc profité d'une liberté en cet été 2010 pour aller voir ce qu'il en était exactement.

 La route est bien là, 4 voies. En reggardant bien, à la sortie du village d'Argelaguer, on peut apercevoir deux tours de branchages. Mais impossible de s'arrtêter maintenant, garer son véhicule et traverser la route.

Il faut revenir dans le village, se diriger vers une habitation un peu isolée, et là prendre une piste sur une centaine de mètres. C'est au bout.

Une placette et des chaises devant un reste de tunnel de branches

tunnels émergeant d'une végétation qui n'a pas manqué de s'étendre

la route empiète sur le labirynthe et dans les grosses buses qui la soutiennent , des taggers ont trouvé l'inspiration

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voulant découvrir ce qu'il en reste de la construction d'origine, je rencontre ces structures que je ne connaissais pas

même si l'entrée a disparu, l'essentiel du labyrinthe me semble encore là

   

explorant l'extérieur du labyrinthe et tournant autour, j'aboutis au fond du ravin où je découvre une entrée qui me permet de pénétrer à l'intérieur et me conduit à des cabanes qui conservent des habitants jouets

 

 

premières constatations: ce labyrinthe de branches est toujours très solide, le bois utilisé a bien résisté au temps

m'enfonçant dans les méandres des cheminements, j'aboutis au coeur du labyrinthe où je découvre, invisible de l'extérieur, des constructions différentes jouant avec l'eau canalisée par les buses de béton, et donc postérieures à la construction de la route

des constructions de galets et non plus de bois

je passe une bonne heure à vaquer et découvrir de nouveaux chemins, avec le sentiment de voler ce plaisir solitaire

mais j'entends sonner une cloche et je perçois des voix d'enfants que je ne vois pas

sorti par la même voie que pour mon entrée, et revenu à la voiture, je vois que d'autres véhicules sont garés près d'elle, d'autres visiteurs ont investi le labyrinthe et c'est heureux, la route a finalement peu détruit et il a conservé sa fonction, donner du plaisir à qui veut bien s'y aventurer

en fait une échelle a été accolée contre la structure de branches et permet d'accéder à une cabane intégrée au labyrinth et de le pénétrer, c'est maintenant la principale entrée

 

 mon regret: ne pas avoir cette fois-ci rencontré le constructeur

j'aurais du consulter internet avant et non au retour: j'aurais su dans quel village il habitait, et aussi que les jeunes d'Argelaguer lui avaient rendu hommage il y a quelques années pour son travail original qui a fait connaître leur village.

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